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Gare / Jouvenet

Du haut de ses 37 mètres, l'horloge de la gare rythme les pas des voyageurs comme deux des habitants. Plutôt centrale, elle rend vivant ce paisible quartier de résidence.

Au nord des boulevards, la rue du Faubourg-Bouvreuil avait été débaptisée au XVIIIe siècle pour prendre le nom de rue du champ-des-oiseaux, encore orthographié "chant-des-oiseaux", forme plus vraisemblable. La rue Verte, qui est parallèle, cheminait dans la campagne et conduisait tout droit à la forêt verte.

Dans ce quartier alors champêtre, une ferme appartenant à un propriétaire du nom de Thiral a laissé son nom à la rue du Clos-Thirel. Plus à l'ouest, le quartier Crevier prend naissance à la place Cauchoise (du nom de la porte dressée en 1524 à cet endroit et détruite en 1775) et s'élève jusqu'à la cavée Saint-Gervais pour redescendre en pente douce par la rue Saint-Maur, du nom de l'ancien cimetière qui s'y trouvait.

Des maisons bourgeoises des XIXe et XXe siècles jusqu'au séminaire de la route de Neufchâtel, ce quartier va bon train et coule des jours tranquilles à quelques pas du centre historique.

Du Boulingrin au marges de Bihorel, de l'ancienne école normale de fille au cimetière du Monumental, le quartier Jouvenet étire ses rues tranquilles sur les coteaux nord.Habité en leur temps par Théodore Monod, Louis Bouilhet (ami de Flaubert) ou Paul Gauguin, ce quartier tient son nom de Jean-Baptiste Jouvenet, peintre à la cour de Versailles.

Ce quartier résident a longtemps été marqué par la tradition foraine. La foire au pardon s'y tenait en octobre à l'emplacement de l'actuelle école Notre-Dame, avant d'être déplacée sur la place du jeu de boule, le Boulingrin, et de s'appeler foire Saint-Romain (monument aux forains).

De nombreux monuments témoignent de l'histoire originale de ce quartier ou douceur de vivre se conjugue avec qualité de vie.

Gare/Jouvenet©abertereau

Interlocuteur

Adjointe

Christine RAMBAUD